Un “dirlo” au Liban

Un “dirlo” au Liban

Voyage de coopération au Liban pour des chefs d’établissement français du 23 au 31 octobre 2011

Bienvenue sur ce blog, bienvenue au Liban !

Posted by undirloauliban on novembre 27th, 2011

Comment découvrir ce blog ? De bas en haut ou de haut en bas ? A chacun de voir mais tout en bas de la page, les présentations. En remontant, les jours passés au Liban se déroulent. C’est pas simple, mais je n’ai pas pu faire mieux !

Sur ce blog, j’ai souhaité faire partager les rencontres, les découvertes effectuées tout au long de cette riche semaine d’octobre 2011. Volontairement, je n’ai pas voulu m’engager dans les considérations politiques ou communautaires de ce pays si accueillant. J’ai trop de respect pour toutes ces personnes rencontrées pour oser les froisser. Un grand merci encore à Clotilde, la présidente de l’Association “Francophonia Liban, le français en partage” et à tout  notre groupe de français au Liban.

Sur le site ci-dessous, en 1 minute, une présentation de la situation (avec beaucoup d’humour, mais…)

www.youtube.com/watch?v=d11bcHV766k  

Désormais, ce blog va se poursuivre tout au long des étapes de rapprochement et de concrétisation vers un établissement libanais.

Bonne lecture et bonne découverte. N’hésitez pas à y revenir.

David

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Dimanche 30 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 27th, 2011

Voilà, c’est le dernier jour. Aujourd’hui, pas d’école à visiter. A ce stade du séjour, je reconnais que cela fait bien. Mais ce n’est pour autant jour de grasse matinée au SGEC-L.

p1010107.JPG Nous n’aurions pas dit mieux !

p1010298.JPG Vue du SGEC-L, pas mal, n’est-ce pas ?

Juste le temps d’apprécier les couleurs de la pierre des bâtiments et nous nous rendons au musée national de Beyrouth. Là, une nouvelle fois, une excellente guide nous fait partager quelques oeuvres du  patrimoine culturel libanais et nous dévoile l’ingéniosité qui a permis de sauvegarder la quasi-totaité des oeuvres pendant la guerre. Bien joué les conservateurs.

p1010420.JPG Les latinistes reconnaîtront cette oeuvre présente sur de nombreux manuels scolaires.

p1010422.JPG Sculpture phénicienne

p1010426.JPG Détail de la guerre de Troie sur sarcophage

p1010428.JPG Les phéniciens en ordre de bataille.

A la sortie du musée nous nous rendons dans une église pour l’office en arabe selon le rite maronnite avant d’enchaîner par la visite de la mosquée attenante.

p1010432.JPG Mosquée et presbytère chrétien cohabitent.

p1010440.JPG Intérieur de la mosquée

En sortant, nous flanons dans Beyrouth où nos yeux constatent les contrastes de la vie libanaise.

p1010443.JPG Lieu de recueillement sur les lieux de l’assassinat du 1er ministre Rafiq Hariri (2005). L’émotion n’est pas retombée.

p1010446.JPG Immeuble avec impact de balles et d’obus devant un ensemble flambant neuf. Les 2 sont habités.

p1010447.JPG Souk hypermoderne de l’hypercentre de Beyrouth.

Ensuite, alors que la pluie a fait son apparition, nous rendons visite à la grotte de Jetta ( http://www.jeitagrotto.com/ )qui postule pour faire partie des merveilles naturelles du monde. Franchement, ce ne serait pas volé et cela permettrait à tous les libanais de se retrouver dans ce trésor naturel. Mais ici, point de photos authentiques car les photos n’étaient pas autorisées à l’intérieur de la grotte.

p1010455.JPG Zeus veille sur la grotte.

Enfin, direction Byblos que nous aurions du visiter par temps clair. Hélas, il fait nuit et la visite ne peut avoir lieu. Tant pis, cela ne nous empêchera pas de prendre ensemble notre dernier repas “Chez Pépé” et de boire avec modération notre dernier verre de arak.

p1010458.JPG Ca vous dit ?

Au retour à Beyrouth, nous savons que notre dernière nuit va être courte. Réveil vers 4h30 pour aller à l’aéroport.

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Samedi 29 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 27th, 2011

Ce matin, sous un soleil radieux, c’est cap au sud.

A préciser que là où est écrit Israël, sur certaines cartes est écrit Palestine et que notre guide de Tyr aurait préféré que l’on dise “territoires occupés”. Je ne tranche pas, à quoi bon…

Tout d’abord, halte à Damour au collège des Saints-Coeurs. Si cette école a été créée en 1901, son histoire n’a malheureusment pas été linéaire notamment depuis 1975. Si en 1945 la céation du complémentaire (collège) puis en 1966 la création du secondaire et du technique ont permis à l’établissement d’enrichir son offre éducative, la chute de Damour en 1976 a entrainé la fermeture de l’école. Il a fallu attendre octobre 1998 pour qu’elle puisse à nouveau accueillir des élèves. Aujourd’hui, son effectif est de 580 élèves. En ce samedi, point d’élèves mais des  notes de musiques qui s’envolent et éveillent nos oreilles : qu’est-ce ? Tout simplement des cours de piano donnés par un enseignant de l’école…à ses enfants mais aussi à d’autres apprentis pianistes. En fait, l’école est ouverte le samedi pour ces cours de musique.

ecole-saints-coeurs-damour-6.JPG Accueil “petit déjeuner”

ecole-damour-8.JPG Tout un projet…

ecole-damour-4.JPG Vue depuis la cour de l’école : il y a pire…

ecole-damour-11.JPG Quelques notes qui s’envolent…

ecole-damour-22.JPG La chapelle de l’école

ecole-damour-28.JPG Dans les sacs bleus, les bananes mûrissent.

Ensuite, nous longeons toujours en direction du sud la Méditerranée pour arriver dans une zone sous surveillance de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban : http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/unifil/ ) depuis 1978. Là, à proximité d’un camp de réfugiés palestinien, nous découvrons le port de Tyr (qui s’appelle aussi Sour). Ce petit port de pêche  regorge de bateaux de différentes tailles taillés pour la pêche en Méditerrannée. Un régal pour les yeux et pour nos papilles au “Phénicien”, nom du restaurant qui nous accueille en terrasse.

site-archeologique-dal-medina-14.JPG Entre deux barques, la Méditerranée.

port-de-tyr.JPG Honneur aux travailleurs de talent.

port-de-tyr-3.JPG Couleurs du port de Tyr.

restaurant-le-phenicien.JPG A table !

port-de-tyr-2.JPG En terrasse !

A quelques pas de là, les vestiges phéniciens qui datent de 400 ans avant Jésus-Christ font de cette  ville inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité un lieu  incontournable d’une beauté rare. S’étendant sur des  kilomètres, des traces de cette civilisation ancêtre du Liban s’offrent à nous, presque les pieds dans l’eau.  Théâtre, hippodromme, nécropole, bains… tout l’arsenal d’une ville phénicienne est présent.

site-archeologique-dal-baas-2.JPG Gravure sur sarcophage.

site-archeologique-dal-baas-19.JPG Tribune de l’hippodromme.

site-archeologique-dal-baas-6.JPG Mosaïque représentant le repas.

site-archeologique-dal-baas-14.JPG Un si petit bonhomme devant tant d’Histoire.

site-archeologique-dal-medina.JPG Site archéologique d’Al Médina

site-archeologique-dal-medina-8.JPG Bains ou thermes phéniciens.

site-archeologique-dal-medina-12.JPG Enfilade de colonnes phéniciennes.

site-archeologique-dal-medina-2.JPG Un peu de couleurs au milieu de ces pierres.

Alors que nous resterions des heures à contempler et découvrir ces traces de l’histoire de l’humanité, la tombée de la nuit nous indique qu’il est temps de suivre le Père Fady Elmir du collège Cadmos et de laisser notre très intéressant guide. L’école de Cadmos est une mission. Crée en 1966, elle accueille aujourd’hui 800 élèves de la Maternelle à la Terminale (2500 il y a 15 ans). 95 % sont musulmans chiites et 5 % sont chrétiens. A l’origine, elle a été créée pour accueillir les orphelins chrétiens de Tyr. Les frais de  scolarité sont peu élevés pour le Liban : 1300  à 2000 dollars par an. L’établissement ne reçoit pas de subvention. Par contre, il y a peu de temps, une entreprise informatique coréenne a offert à l’établissement une salle informatique toute équipée pour remercier l’établissement et  son Père directeur de dire la messe aux coréens de la FINUL. Cette école francophone et anglophone a comme projet d’obtenir le Certificat d’Ecole Langagère Française Etrangère (CELFE).

Son souhait d’entrer en contact avec une école française pour un partenariat est réel : contact épistolaire entre élèves, échanges d’enseignants pour aider au Diplôme d’Enseignant en Langue Française Etrangère (DELFE) , partage du culture francophone.

Ici, les enseignants sont musulmans. 4 prêtres dirigent l’établissement. Chaque jeudi, une messe est prévue pour les chrétiens.

Dans le parc autour de l’établissement qui fait plusieurs hectares, de nombreux bananiers s’épanouissent. Mais avec la nuit tombée, nous ne pouvons qu’imaginer la féérie des lieux : culture de bananes sur fond de Méditerrannée.

cadmos-2.JPG Le Père directeur

cadmos.JPG Vierge à l’enfant coréenne offerte par les coréens de la FINUL.

cadmos-3.JPG Salle informatique offert par une entreprise coréenne.

cadmos-8.JPG Photo du jardin à la nuit tombée.

Nous laissons ainsi le collège Cadmos à sa quiétude pour regagner Beyrouth où j’ai donné rendez-vous à Pascal, un breton globe-trotter marié à une anglaise prof… d’anglais. Ces dernières années, il était en stand-by dans les Côtes d’Armor en tant qu’animateur-formateur à la Direction de l’Enseignement Catholique. Mais auparavant, la Guyane et Haïti avaint été leurs points d’escales avant d’atterrir en août au Liban. Là, je m’immerge le temps d’une soirée dans cette chaleureuse famille d’expatriés français à Beyrouth. 3 de leurs enfants (sur 4) sont présents et les échanges sont riches sur leurs premières impressions de la vie au Liban. Merci Pascal pour cette soirée et ce repas. Le plus difficile a été de retourner au SGEC-L car je n’avais pas l’adresse exacte. Mais au feeling, en repérage nocture, après un barrage de police bien passsé, un panneau qui s’était inscrit dans ma mémoire “Mimosa” me fit enfin réagir et nous trouvâmes alors le bon chemin. Il faut dire que Pascal s’est aussi bien mis à la conduite libanaise.

mosquee-2.JPG La grande mosquée de Beyrouth, by night.

Voilà, encore une grande journée de vécue sur cette terre meurtrie de tant d’années de guerre mais qui se relève doucement à force de travail et de volonté.

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Vendredi 28 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 26th, 2011

A peine le temps de profiter de la vue et de l’architecture de notre lieu d’hébergement que nous embarquons en direction de l’Ecole des 3 docteurs  ( http://www.educalys.edu.lb/etd/ ) de Beyrouth. Cet établissement orthodoxe disséminé un peu partout dans la ville ne porte pas ses 175 ans d’existence ! Et our cause, la vitalité de son projet éductif couplé au dynamisme de ses enseignants et non-enseignants et ajouté à des moyens énormes en font un établissement où la réussite de chacun est un objectif, voire une obligation.

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“Au dela du transmettre…transformer”, telle est la devise de cette établissement qui prone une éducation holistique. Ce collège est jumelé avec le collège de Maha à Bain de Bretagne (35). Ici, le terme d’apprenant pour parler d’un élève est très présent. En cas de difficultés pour un apprenant, des classes de soutien sont mises en place en parallèle à la classe ordinaire.

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Lors de notre temps de partge sur l’inclusion scolaire, nous avons appris qu’ici, ce n’étaient pas les familles qui se déplaçaient pour rencontrer les différents intervenants péri-scolaire mais les professionnels qui travaillaient directement dans l’école. Ainsi, des orthophonistes, des psychomotriciens, des psychologues des orthopédagogues (terme canadien non reconnu en France) se succèdent auprès des élèves au sein même de l’école et partagent ainsi leur vision avec les enseignants.

Sur un total de 2200 élèves, 56 bénéficient de cette inclusion scolaire avec un plan d’intervention individualisé.

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Mais pas le temps de rêver ou de déprimer, c’est selon, car nous sommes attendus à l’ambassade de France par les attachés linguistiques. Là, à nouveau, nous faisons sur le point sur notre séjour et remontons nos observations quant à l’évolution de l’apprentissage du français au Liban tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.

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A l’issue, direction l’Université de Pédagogie afin d’échanger avec des universitaires sur notre problèmatique.

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Ensuite, nous nous rendons à l’inauguration du salon du livre francophone qui se déroule tout le week-end dans la ville. Là, le stand des Saints-Coeurs est pris d’assaut car les publicatons des élèves font recettes auprès des enseignants présents et des autres invités de l’ambassade.  Un stand de l’enseignement laïc est également présent et nous poussons l’ironie pour des chefs d’établissements catholiques à nous procurer leur mascotte : laïcitus. Quel talent ! Ce bain de culture francophone au Liban fut un très bon moment pour échnager avec des libraires, des éditeurs sur la diversité des publications francophones de par les 2 rives de la Méditerrannée.

p1010286.JPG Quelle imposante affiche !

stand-des-saints-coeurs-avec-le-ministre.JPG Stand des Saints-Coeurs, avec le ministre de la culture libanais

on-samuse-comme-des-petits-fous.JPG Les enfants, grands et petits s’amusent !

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Jeudi 27 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 26th, 2011

Après une nuit à digérer les mezzés de la veille, nous attaquons bon pied bon oeil notre journée “marathon” de visites d’établissements libanais.

Pour démarrer, nous nous partageons en 2 groupes. Pour ma part, nous nous rendons à l’école de la Sainte Famille de Tripoli . Ici, ce sont des religieuses maronnites qui tiennent cet établissement de 1600 élèves allant de la maternelle à la terminale. La majorité des élèves sont des musulmans sunnites et peu sont chrétiens . Avant la guerre (1975-1990), la proportion était inversée. L’objectif de la congrégation est d’éduquer les enfants des villages et des montagnes. Mais cela a un coût et plusieurs écoles ont du fermer ces dernières années…

Dans cet établissement existe aussi une pastorale scolaire avec une messe de temps en temps. Mais la paroisse s’occupe des sacrements. L’école accompagne aussi les familles dans la transmission de la foi.

Sur les 135 enseignants de l’établissement, 4 seulement sont musulmans, les autres sont chrétiens. 35 personnes font également partie du personnel non-enseignant.

Au cours de notre visite, nous rencontrons Sirine Hamzé, une élève malvoyante de 9 ans qui vient d’écrire et d’illustrer un livre : “les aventures de Sissi”. Voici sa page Facebook : http://www.facebook.com/pages/Sirine-Hamzeh/312224642137352?v=info

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une cour de récréation ordinaire

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lu dans la salle des profs : transférable ?

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vu sur la cour de récréation : transférable ! la culture francophone est universelle

Après ce temps d’échange à la Ste Famille, direction l’institut culturel français de Tripoli en  plein coeur d’un centre commercial pour une rencontre avec l’attaché culturel. Là, nous lui faisons part des propos que nous avons entendus lors de nos visites dans les écoles libanaises quant à l’apprentissage de la langue française et à son étiolement. Il nous informe également que d’après lui, des enseignants de français n’ont pas forcément le nveau requis pour l’enseigner. Il nous annonce qu’une labellisation est d’ailleurs en cours : chaque enseignant libanais qui souhaite enseigner une matire en langue française devra atteindre le niveau B2. Clotilde propose également que des étudiants en master 2 Français Langue Etrangère (FLE) viennent en stage au Liban avec leur certification FLE. L’institut culturel français de Tripoli va lancer également en 2012 un projet photo intitulé “une certaine idée de la France” pour des établissements francophones libanais mais aussi des établissements français. ( http://www.institutfrancais-liban.com/fre/Tripoli ).

Voilà, après 24 h dans cette ville du nord du Liban, nous laissons à regret Tripoli derrière nous. De cette ville animée et pleine de vie, entre les immeubles bombardés et les résidences de luxe, nous garderons un souvenir de contrastes saisissant entre les établissements fortunés et luxueux (centre Azm) et les conditions de vie entrevues au cours de notre immersion dans les ruelles. Mais le Liban, terre de contraste, n’est-il pas une réalité ?

Un peu plus au sud, en nous approchant de Beyrouth, nous faisons halte à Djouniyé au “Paradis d’enfants” ( http://www.la-guilde.org/spip.php?page=detail_offre&id_offre=188&da=&fonc=®ion=&tri_field=dt_pub&tri_ordre=desc&no_js=true ).

L’originalité de cet établissement qui a 15 ans d’âge tient en son projet éducatif : il accueille tous les enfants sans condition de scolarité et demande en contrepartie des heures de bénévolat aux parents. Certains  enfants viennent des montagnes et font de longs trajets pour aller à l’école. En visitant les classes, nous tombons sur des élèves qui ont un cours de maths en français avec un manuel français répondant aux IO de 2008 ! 900 élèves de la maternelle et du primaire se cotoient ainsi dans cet établissement francophone. Parfois, 39 petits de maternelles vivent les apprentissages dans une seule classe. Les adultes “responsables de cycle” n’enseignent pas et plusieurs d’entre eux n’ont jamais enseigné. Apparemment, cela ne semble pas poser de problèmes aux uns et aux autres quand on évoque notre étonnement. Le projet d’école (comme souvent au Liban) est basé sur l’autonomie et le respect. Nombreux sont les chrétiens de cette école. La scolarité s’élève à 200 dollars par an, ce qui permet à de nombreux enfants “défavorisés” (je mets ce mot entre guillemet car je n’aime pas ce mot étiquette) de fréquenter l’établissement. C’est ce que l’on appelle au Liban une école semi-gratuite. Au cours de la présentation de l’école, les responsables de l’établissement ont affirmé que le seul “capital” du Liban était son éducation. Alors vive l’Education au Liban, et ailleurs !

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le projet d’école s’affiche

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en classe, nombreux et au travail

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temps de regroupement en maternelle

Après un repas partagé “à la bonne franquette”, nous reprenons la route pour nous arrêter au ”Collège International Montana” de Deek el Mehdi. Là, plusieurs  de notre groupe connaissent la responsable, Rolande, qui a enseigné il y a peu en France, et qui, malade, nous fait part de son émotion d’accueillir notre groupe dans son établissement. L’école Montana accueille 300 élèves de la maternelle à la Terminale dont 23 % de non-libanais. Des élèves de différentes communautés s’y cotoient. 2 sections cohabitent également : l’anglaise (40 %) et la française (60 %). Cette école qui est une propriété privée nécessite 3 500 dollars par an de frais d’inscription. Fondée en 2000, elle vise le “développement intégral de la personne, le dépassement de soi, l’ouverture sur toutes les cultures et un enseignement d’excellence pour tous”. (source : le projet d’école)

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Encore sous l’émotion de la rencontre avec Rolande, nous reprenons la route vers Beyrouth non sans avoir laissé quelques collègues derrière nous pour poursuivre la discussion amicalement.

Alors que la nuit est déjà tombée (il est 17 h 30), nous arrivons à l’Ecole des Saints-Coeurs d’Aïn Najem  ( http://www.ainnajm.sscc.edu.lb/Historique.shtm ) à Beyrouth, située à 2 lacets par la route du SGEC-L , notre lieu d’hébergement. Soeur Hélène et ses consoeurs nous accueillent divinement. Après un temps de  présentation mutuelle et d’échanges, nous visitons l’immense parc et ses locaux scolaires avant de partager un délicieux repas. Mais au Liban, les repas ne sont-ils pas “délicieux” par nature ? Enfin, nous recevons des cadeaux de bienvenue qui nous font très plaisir…

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quel talent, quel travail !

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prenons le temps de faire connaissance…

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Laure se lave les mains pendant la visite.

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JF Kennedy disait “ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux  faire pour ton pays”

Les libanais l’ont écrit à leur manière.

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un grand merci pour cette soirée

Après cette journée pleine d’émotions et de visites, un bon repos réparateur fut le bienvenu.

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Mercredi 26 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 23rd, 2011

Quelques gouttes de pluie dans la nuit ont changé le paysage ensoleillé. Mais aujourd’hui, cap au nord en direction de Tripoli. Sur la route qui s’assèche, à gauche la Méditerranée, à droite les montagnes libanaises. Et tout au long du trajet, des constructions, des reconstructions, de l’urbanisme en veux-tu en voilà !

Tripoli, la ville aux 3 cités, aux 3 quartiers.

Nous arrivons au Campus Educatif Azm, établissement privé de chez privé à 3 000 dollars par an.

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Ici, 368 élèves travaillent dans cet établissement flambant neuf. Cet établissement est déjà en lien avec des universités aux USA ou encore avec l’Hôpital Necker à Paris. Ce campus dispense des formations techniques, ce qui n’est pas très courant au Liban.

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Ici, ce ne sont pas les moyens qui manquent : que ces moyens soient matériels ou humains. Outre les multiples salles de cours, les espaces sportifs, ou les salles informatiques, le tout dans des espaces immenses et colorés, il n’est pas rare de rencontrer  des classes en cours avec 2 enseignants… pour 16 élèves.

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Et pour les enfants qui ont des toubles d’apprentisages du langage ? C’est le règne de l’inclusion totale dans l’établissement. Un enseignant spécialisé s’en occupe et travaille avec un neuropédiatre sur place. Ils interviennent sur les enfants de 3 ans à la 4ème.

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Une des originalités de cet établissement est qu’il a été contruit avant même de savoir s’il y aurait des élèves et combien. C’est pourquoi l’espace parait immense au regard du nombre d’élèves.

Cet établissement appartient à la famille de M.Micati, l’actuel 1er ministre libanais qui via sa fondation a créé cet établissement. Ici, le budget parait illimité.

Après cette visite impressionnante, direction la meilleure école officielle de Tripoli en terme de résultats scolaires. Ici, il s’agit d’un établissement secondaire (lycée) de 519 élèves.

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Puis, après un copieux et délicieux dans un  retaurant triploitain, nous entamons une visite de “la ville du savon” avec notre guide.

Là, dédales de ruelles, souks, mosquée magnifique, anciens bains et bains récents s’offrrent à nos sens entre deux garages de réparation de voitures.

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anciens bains de Tripoli.

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croix de Malte dans le plafond laissant passer la lumière

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bains modernes

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dans le souk

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qui n’a pas eu son savon ?

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extérieur de la mosquée

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intérieur de la mosquée

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au boulot les mécanos

Après ce bain de vie quotidienne libanais, direction notre superbe hotel pour se faire beau (et belle) pour la soirée repas qui nous attend dans un très bon restaurant de la ville.

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quand couleur rime avec saveur…

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Ce soir, c’est repas sans arak !

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Mardi 25 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 23rd, 2011

Aujourd’hui, c’est Zahlé ! Et double petit déjeuner s’il vous plait. Un premier entre nous dans la petite cuisine de l’étage des chambres du collège oriental avant d’être interrompu pour nous diriger vers le couvent Saint-Elie pour le petit déjeuner officiel.

C’est parti pour un 2ème petit déjeuner !

Passée cette double pause gastronomique, direction l’école officielle de Zahlé “Maallakat” qui accueille 175 enfants du primaire et du complémentaire (collège). L’inscription dans cette école est d’environ 50 dollars. Dans cette école officielle, c’est l’Etat qui paie les enseignants. En plus l’école collecte de nombreux dons d’amis, d’association et de familles. Etant proche de la frontière syrienne, l’école accueille chaque jour des enfants fuyant leur pays.

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Le nombre d’enfants par classe est de 22 à 25 pour les plus petits et de 10-11 pour les pus grandes classes. Les enfants de cette école apprennent les langues dès l’âge de 4/5 ans. Dans cette école francophone ils ont 7 h de cours en langue française (maths et sciences) par semaines et 7 h de cours en langue arabe. Les cours débutent vers 7h30 le matin pour se terminer à 14 h30 en complémentaire (collège) et à 13 h pour les primaires.

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La dénomination des classes va de EB1 (Education de base niveau 1 - CP en France) à EB9 (3ème en France).

L’école officielle de Zahlé accueille une diversité de communautés en son sein : musulmans sunnites et chiites et des chrétiens. Du fait de cette diversité, le projet d’école est de faire de ces élèves des citoyens libanais. Cette école mixte sépare les garçons et le filles à l’intérieur des classes. Dans la classe, lorsque l’on est nterrogé, on se ève et les autres élèves écoutent.

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A la sortie de l’école, nous reprenons notre bus- taxi pour retourner au collège oriental… mais pas pour dormir !

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Après un temps d’échange avec le Père directeur dans son bureau, vient le temps d’aller écouter une conférence de l’auteur Nevine Hage Chahnine qui va évoquer son livre “C’était Zahlé”. En entrant dans la salle de conférene, surprises : applaudissements des élèves en place avant nous, hymnes nationaux des 2 pays, présentation officielle de Clotilde notre présidente de Francophonia Liban à l’assemblée et début de la conférence dans un cerrtain brouahaha. En effet, les élèves de terminales situés dans la salle sont assez bruyants ! Et c’est peu de le dire.

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Au collège oriental de Zahlé, une de leurs difficultés est de touver des profs d’arabe littéraire. Pour la réussite des élèves le nombre d’heures de cour par semaine est de 27  en primaire, 24 en complémentaire et 20 en secondaire. Ici, c’est l’école qui paie les enseignants qu’elle a elle même recrutée. Pour cela, les familles contribuent à hauteur de 1 800 dollars / an / enfant. Pour ceux qui ne peuvent pas tout payer, une caisse de solidarité existe. Dans cet établissement, élèves musulmans et catholiques se cotoient. Si l’enseignement religieux est catholique pour tous, les musulmans ne snt ps obligés d’aller aux messes. Le collège oriental a été créé en 1899. Comme la ville, il a été souvent bombardé ces 100 dernères années. Des impacts de balle sont encore présentes dans le hall d’accueil de l’établissement.

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Après un nouveau repas gargantuesque entouré des pères et frères du collège oriental, avec quelques collègues nous prenons les routes ascendantes pour monte voir la majestueuse statue de Notre-Dame de Zahlé. Mais au pied, le vertige me prenant, je renonce à monter 70 mètres plus haut et me contente de la vue magnifique sur Zahlé et ses alentours.

Puis vient le temps de la rencontre avec des chefs d’établissement d’écoles de Zahlé et d’autres villes de la Bekaa. Ils viennent vers nous car nous n’avions pas les autorisations pour nous rendre dans cette région du Liban. A propos de sécurité, notons que les personnes de l’ambassade qui devaient nous rejoindre pour cette réunion se sont désitées la veille… car leur sécurité n’était pas assurée. Et nous, et nous, et nous ? Cet échange instuctif permet aux uns et aux autres de nouer déjà des contacts en vue de collaborations futures.

C’est aussi l’occasion d’échanger sur l’enseignement du français au Liban aujurd’hui. On entend alors encore que les élèves n’aiment pas le français et se dirigent vers l’anglais en raison des meilleures notes espérées et de la réputation de facilité de l’anglais, de la réputation de langue “passe-partout” que serait l’anglais.

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Alors que faire ?

Un directeur libanais convaincu argue que le français et sa réflexion sont un besoin pour nourrir l’humanité.

Une autre nseignante de français affirme que quand les élèves font du français “autrement”, comme avec le théâtre”, ils l’adorent.

L’un des objectifs pour y remédier serait alors de faire parler davantage en français les élèves. Du coté des livres, de rendre accessibles à tous les textes choisis, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où les textes sont trop difficiles.

En conclusion de ces palabres forts intéressantes, il en ressort que le français est “la” langue de promotion sociale des libanais. En effet, en France, ils sont bien accueillis en tant qu’étudiant. Notre pays est d’ailleurs le premier pays d’accueil des étudiants libanais.

Alors, promis, juré, dès que l’on rencontrera des responsables de l’ambasssade ou des instituts culturels français au cours de notre périple, on leur remontera les doléances entendues.

Voilà, nous laissons Zahlé derrière nous, avec ses mezzés délicieux, ses enseignants amoureux de la langue française, ses montagnes variées et son fidèle soleil.

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C’était Zahlé !

En route vers Beyrouth pour une nuit au Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique Libanais (SGEC-L).

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Lundi 24 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 19th, 2011

Des voix d’élèves sur la cour du collège oriental, un soleil déjà d’aplomb, le Liban se révèle à nous pour la première fois en plein jour. Un lourd petit déjeûner sur le pouce puis en rout vers Aïn Dara (Chouf) pour notre première visite d’école.

Il s’agit de l’école officielle de cette bourgade à proximité de Beittedine.

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L’école officielle au Liban est l’école qui appartient à l’état libanais et où les enseignants sont payés par l’état. Cette école compte 170 élèves de la 7ème  (CM2) au lycée (terminale). Là, nous rencontrons les professeurs qui évoquent leurs difficultés quant à l’abandon fréquent du français en fin de 3ème des collégiens pour démarrer l’anglais ensuite au lycée. La cause ? Les notes en anglais sont meilleures et les programmes en français sont d’un niveau trop exigent. D’ailleurs, pour comprendre les textes des manuels qui nous ont été présentés (Bachelard par exemple), j’aurais bien eu besoin d’une remise à niveau philosophico-linguistique !

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Au cours de cette rencontre, des enseingants des écoles privées d’Ain Dara ainsi qu’une inspectirce sont venues nous recontrer et échanger sur la condition du français dans leurs établissements.

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Dans cette école d’Ain Dara, outre l’architecture bétonnée et grillagée, les classes chauffées avec un poële individuel au mazout mais disposant pour certaines d’un tableau blanc interactif (TBI) nous a marqués.

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Quand le début du XXème siècle cotoie le début du XXIème siècle, il y a là un contraste saisissant.

Mais le Liban, terre de contrastes nous dévoilera encore de nombreux aspects de sa singuarité.

Après cette première visite où l’accueil fut prodigieux et les attentes nombreuses, nous prenons la route de Deir El Qamar, la cité des Emirs.  Là, nous vistons à l’aide d’un très bon guide la mosquée, l’église, les ruelles, les panoramas ou encore la place centrale.

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Quel beau groupe !

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A droite, la mosquée.

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L’église.

Après cette visite touristique, nous prenons la route de la forêt des Cèdres du Mont Barouk  pour un nouveau dépaysement au coeur du symbole libanais.

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Entrée de la forêt des Cèdres du Mont Barouk (Chouf).

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Un breton au pays du Cèdre.

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Dimanche 23 octobre

Posted by undirloauliban on novembre 17th, 2011

A peine le temps de digérer la défaite sur le fil du XV de France en Nouvelle Zélande qu’il faut regarder dans l’aéroport de Roissy qui “a une tête de prof qui s’en va passer ses vacances scolaires à la découverte du Liban”. Ici ? Là ? Peut- être par ici : ils sont 2, souriants alors je me lance. Bonne pioche ! On se présente, ils me conseillent pour aller enregister les bagages et là, j’en rejoins d’autres puis ensuite ce sont d’autres qui ensuite me rejoignent… Tout le monde est là ? Il en manque un ! Thierry ? Thierry qui ? Mais il est l’heure alors on passe la douane. Juste avant d’entrer dans l’avion c’est Thierry qui nous rejoint, qui nous attendait depuis longtemps : bien joué. En route pour 4 heures de vols.

Carte France Liban

Journaux à gogos, repas copieux et bon. Middle East Airlines, c’est top. Quant à “Pirates des  Caraïbes” en VO, ça va 10 minutes, ensuite je nage et remets dans la langue de Molière. Je n’oublie pas que je pars avec l’assocition “Francophonia Liban” dont la devise est “le français en partage”. Entre les papotages avec Nicole, les regards vers les montagnes ensoleillées de l’Europe centrale que nous survolons, les 4 h passent vite. La nuit tombe et nous descendons vers Beyrouth ou Beirut. Lumières vues d’avion puis comité d’accueil dès la descente : des voiles, des sourires, des religieuses des Saints Coeurs nous accueillent et nous offrent un crayon à papier (normal pour des profs) ornés d’un phénicien. Ouah ? Un nouveau mot ! Je n’ai pas pris le temps de lire assez le “Petit Futé” pour m’imprégner de l’histoire locale. Déjà, je sors mon appareil photo pour la 1ère des 456 photos libanaises.

Là voilà.

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Puis vient le temps de prendre quelques dollards pour la route et “go” vers le taxi-bus ou bus-taxi, c’est selon. Dehors, nous respirons l’air libanais. J’entends le klaxon des voitures : une fête ? Non, leur manière de conduire : pourquoi pas. De toute façon, avec notre chauffeur, on peut fermer les yeux : “Jésus save us”.

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Dehors, c’est la nuit et mes yeux se plongent dans l’obscurité éclairante de Beyrouth. Beyrouth, un nom de ville qui raisonne encore dans ma mémoire de gamin des 80′. Bombardement, guerre. De nuit, on ne voit pas grand chose. Si, des phares en face, de dos, à gauche, à droite. Qu’est- ce que j’espérais ? Que la route nous appartiendrait ? Il y a de la vie à Beyrouth et ce sera ainsi jusqu’à Zahlé, à l’est du pays, à 15 km de la la Syrie. Un “check point” ? Oui, mais on passe sans s’arrêter.

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A gauche, une statue de Marie surplombe la ville de Zahlé comme un signe de bienvenue qui fend la nuit proche orientale.

“Le collège oriental s’il vous plait ?” demande le chauffeur en arabe à un commerçant qui ferme sa boutique. Le temps de tout fermer et nous le suivons derrière son  4 x 4 dans les rues ascendantes de Zahlé.

Le collège oriental ? On y est ! Accueil du père directeur et montée dans les chambres  par ascenseur pour les bagages, par escalier pour nos jambes engourdies.

2 par chambre, c’est la règle. Pas de problème. Maintenant, en route pour un premier repas libanais. Mezzé à volonté. Sans commentaire. Regardez : une table pour les plats, une autre pour les fruits. Au Casino Al Arabie, couleurs et saveurs se battent en duel pour conquérir nos papilles et tester nos estomacs.

Repas Mezzé au casino Al Arabie de Zahlé

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Qui est le “dirlo” ?

Posted by undirloauliban on août 18th, 2011

David

Mais qui est ce “dirlo” responsable de ce blog ? Voici en quelques mots, plus une photo, ce que je peux dire pour me définir professionnellement. Je me prénomme David et me nomme Michel, si vous inversez, rassurez-vous, vous ne serez ni les premiers, ni les derniers et je n’en voudrais ni aux uns ni aux autres. J’enseigne comme professeur des écoles depuis 14 ans dont 13 en tant que directeur. J’ai démarré à l’école St Joseph de Corlay une année avant de prendre la direction de l’école catholique de St René en Hillion puis d’arriver à Plérin St Laurent à l’école Jean Leuduger il y a 6 ans. Si j’assure les missions de direction, je suis bien entendu en classe avec des enfants de CM1-CM2, ce qui m’évite de perdre de vue pourquoi je fais ce métier. Enseigner, c’est le sel de ma mission professionnelle. Comme les plus perspicaces (un peu, mais pas trop) l’auront noté, je fais partie de l’enseignement catholique sous contrat dans les Côtes d’Armor (http://www.ddec22.fr/fond.html )    pour laquelle j’ai aussi un rôle de “Chef d’établissement relais” sur le bassin de St Brieuc. Je suis également membre de la commission d’emploi du 1er degré et de la commission consultative des plans de formation en tant que membre du syndicat Spelc (http://www.spelc-fed.fr/). De plus, il m’arrive de participer au recrutement des commissions d’agrément pour les suppléants et les étudiants en  masters 2 à l’ISFEC (Institut Supérieur de Formation de l’Enseignement Catholique de Guingamp - http://www.isfec-bretagne.org/Isfec_Bretagne/Isfec_Bretagne.html). A propos de l’Isfec, je participe également à des missions de formation initiale auprès des étudiants (accueil dans ma classe, animation de groupe d’analyse de pratique) et à la rentrée prochaine en tant que tuteur d’un tout nouveau lauréat du concours de professeur des écoles. A l’inspection académique des Côtes d’Armor (http://www.ia22.ac-rennes.fr/jahia/Jahia/site/ia22) , en tant qu’élu de mon syndicat, je suis membre de la CCMD (Commission Consultative Mixte Départementale) qui s’occupe notamment de la validation des mutations et des changements d’échelon des enseignants du 1er degré. Enfin, pour le fun, et afin de lui rendre tout ce qu’il m’a permis de vivre en tant que collégien puis lycéen, je fais partie de la commission sportive du primaire au sein de l’UGSEL (http://www.ugsel22.org/). Voilà, en quelques mots mes activités professionnelles qui me permettent d’avoir modestement une vision assez large du métier de professeur des écoles en particulier et de l’enseignement en général.

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